56ème semaine : Le tour des garages turques sur la côte de la mer Noire

Jour 386 : On entame de nouveau la route dans les montagnes. On avance lentement car elle n’est pas en très bon état. Il nous reste encore une centaine de kilomètres avant d’arriver sur la côte de la mer Noire ! La route est sinueuse et il y a pas mal de travaux ! On passe à côté des tunnels encore en travaux, dommage ça sera pour la prochaine fois ! La route nous fait passer par les petits villages où seulement des bergers vivent. La région est verte et des troupeaux de moutons, de chèvres et de vaches pâturent tranquillement. A un moment, on passe un col à 2700 mètres où il fait 4 degrés ! Cependant, le brouillard ne nous permet pas d’apprécier la vue sur la vallée. Comment ça se fait que dans le Sud on souffrait de la chaleur et ici c’est l’hiver !

Et quelques instants plus tard, on retrouve de nouveau le soleil sur la côte !

Sur la route, on s’aperçoit aussi que Campi tremble un peu plus que d’habitude dès qu’on accélère fortement mais on n’y prête pas trop d’attention. De toute façon, on ne dépasse que rarement les 80 km par heure. Une fois arrivés sur la côte, on s’arrête à Trabzon pour faire les courses puis direction le monastère de Sumela qui est dans les terres, au milieu d’un parc national. Mais à peine sortis de Trabzon, Campi commence à trembler de plus en plus dès qu’on dépasse les 60 km, puis les 50 km, puis les 40…De peur de tomber en panne au milieu de la route, on s’arrête dans une station d’essence pour voir ce qui se passe ! Mon maître jette un coup d’œil sous le Campi mais il ne voit rien d’inhabituel…On reprend la route mais on n’arrive pas à dépasser les 40km par heure sans que tout ne secoue! Alors tant pis pour le monastère de Sumela, qui apparemment est fermé pour cause de rénovation, on fait demi-tour et on se pose sur un parking à l’entrée de la ville, prêts à aller dans la zone des garages première chose demain matin.

Jour 387 : Le matin, c’est parti pour faire le tour des garages et trouver un bon garagiste. On s’arrête dans le premier que l’on voit. On veut commencer par vérifier l’équilibrage des pneus. Dans la foulée, on nous fait aussi la géométrie des pneus pour un dixième de prix français !

Malheureusement, après un test, le problème persiste. On nous envoie donc dans un autre garage où ils démontent la roue et regardent en-dessous le moteur. On passe encore un bon moment au garage, le patron est de nouveau très accueillant. Le verdict qui tombe est le cardan gauche cassé qui provoquerait des vibrations importantes lors de l’accélération et lorsqu’on roule vite. Ils peuvent cependant nous changer uniquement la rotule de roue qui bouge aussi, faute d’avoir trouvé la pièce détachée à Trabzon. Ils nous conseillent de rouler jusqu’à Samsun, la plus grande ville sur la côte, où on peut tenter notre chance pour trouver le cardan gauche.

On roule donc au pas jusqu’à Samsun. Mais les 325 kilomètres sont longs à 40km/heure. Fatigués, on s’arrête à mi-chemin, quasiment à la tombée de la nuit.

Jour 388 : On arrive à Samsun dans la matinée, puis on passe deux heures dans un garage pendant qu’ils sortent le cardan et essaient de le réparer par eux-mêmes. Car encore une fois, la pièce est indisponible. Mais on ne le sent pas trop. On est moins bien accueillis que d’habitude et le patron ne semble pas être très motivé. Résultat, au bout de deux heures ils ont tout remonté sans rien réparer à part avoir mieux fixé une rotule avec un bout de plastique. Ça n’a pas l’air très pro ! Et pour finir, on a payé un montant beaucoup plus élevé que d’habitude pour un travail qui ne semble pas être de bonne qualité.

On part un peu déçus et confus… Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Il semblerait que notre seule chance est de trouver la pièce détachée à Ankara ou à Istanbul. On va peut-être devoir faire encore 300 km à rouler quasiment au pas, en risquant qu’à n’importe quel moment tout peut casser complètement ! En soi, on apprécie la chance de pouvoir encore rouler et avancer (toujours chercher le côté positif des choses ;)) !

Et on doit avancer car dans une semaine on doit retrouver les parents de mon maître près d’Istanbul. On a aussi prévu de faire une dernière semaine de volontariat dans une ferme à Sakarya, mais ça nous ferait un détour qu’on ne risquerait probablement pas avec notre problème ! Surtout ne pas fatiguer Campi et faire plus que nécessaire !

Jour 389 : Le matin on continue notre route vers Istanbul. A Samsun on a quitté la mer et maintenant on passe par l’arrière-pays. Ça monte et ça descend, pas top pour Campi. C’est surtout dans les montées où Campi tremble le plus… Puis on décide de faire les courses, l’histoire de se détendre :). Ma maîtresse trouve donc un supermarché Bim sur notre chemin, à l’entrée de la ville Havza. Pas de bol, le supermarché n’existe pas mais on tombe sur une zone des garages ! Est-ce un signe comme quoi il faut demander ici ? On tente notre chance, probablement notre dernière ! Peut-être que la troisième fois, ça marchera ! C’est une petite ville donc on ne pense pas trouver le cardan ici mais on souhaite se renseigner dans un magasin de pièces automobiles s’ils peuvent nous le commander à Istanbul et nous l’envoyer. Le magasin nous envoie direct vers un garage. On va donc se renseigner là-bas. Comme d’habitude, après avoir « mimé » les symptômes de Campi, le garagiste veut démonter la roue pour regarder le cardan. Mais après deux essais précédents sans succès, on ne veut plus que quelqu’un touche à Campi, et qu’on paie pour rien. Or, le garagiste insiste. Cette fois-ci, il nous inspire la confiance et semble motivé. On est aussi très bien accueilli ! Alors on lui laisse sa chance !

Malheureusement, après avoir tout démonté, il n’arrive pas à démonter le cardan. Après plusieurs tentatives, il abandonne et remonte tout.

L’espoir est-il perdu ? Il part quand-même faire un test avec mon maître…et ils reviennent tout souriants ! Ça fonctionne ! Incroyable ! Personne semble vraiment savoir où était le problème mais à ce moment-là, tout le monde s’en fout ! Nous on est contents de pouvoir avancer vers la France et le garagiste est content de nous avoir débloqués ! Pour fêter ça, il nous invite chez lui où sa femme nous a préparé à manger ! Puis, toute sa famille nous rejoint pour un café ! On est de nouveau émous ! Comme à chaque fois, malgré les galères, ça se finit bien et on fait des rencontres inoubliables ! Maintenant on croise les doigts pour qu’on puisse arriver tranquillement à la maison.

Jour 390 : On commence la journée par visiter la ville de Safranbolu, la cité du safran, classée par l’UNESCO au patrimoine mondial en 1994. C’est l’une des rares villes en Turquie aussi riche en demeures anciennes datant du 18ème siècle. Et sûrement, c’est l’une des villes les plus belles en Turquie qu’on ait vue.

Après une balade dans le centre-ville historique, c’est le moment de se rafraîchir dans la bassine d’eau publique. Vous avez déjà vu ma vidéo qui montre comment ça me rend heureux de jouer avec l’eau ? 🙂

On s’avance ensuite vers Sakarya où on va passer notre dernière semaine de volontariat de notre voyage ! Sur le chemin, on s’arrête visiter l’impressionnante cave de Gökgöl qu’on a trouvé sur l’application iOverlander. Tout le monde recommandait la visite et effectivement ça vaut le coup ! La visite se fait à pied et avec un casque !

La Turquie nous démontre une fois de plus à quel point elle est Dogfriendly ! J’ai le droit de visiter la cave aussi ! J’aime bien mais vu que je n’aime pas le noir, je me tiens au plus près de mes maîtres ;).

 

 

 

 

 

 

PS : Retrouvez nos photos sur ma page Facebook.

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2 réflexions sur « 56ème semaine : Le tour des garages turques sur la côte de la mer Noire »

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